Et il arrive aussi que la langue résiste.
Un mot germe dans une langue : talentophage.
Oui, pauvre Eva, grignotée par toutes sortes de talentophages, chahutée par les médias.
Mais on a beau secouer la langue anglaise, tenter d'interminables négociations lexicales : rien d'équivalent ne surgit. Il faut alors accepter de perdre un éclat de malice en route.
Yes, poor Eva, slowly devoured by all sorts of talent-eaters, battered by the media.
Ainsi chemine l'écriture. Parfois indomptable. L'auteur n'a pas toujours le dernier mot dans son propre roman.
Ma priorité :la clarté de l'idée.
Le risque :un léger affaiblissement stylistique.
Mon choix :accepter que chaque langue possède ses propres limites.